Question Écrite de M. François
GOULARD, député UMP du Morbihan,
à Monsieur Jean-François MATTÉI, ministre de la
santé.Question publiée au Journal Officiel le
05/08/2002 :
M. François GOULARD appelle l'attention de M. le
ministre de la santé, de la famille et des personnes
handicapées sur l'augmentation constante des troubles de
l'audition chez les Français et plus particulièrement
chez les jeunes. Les traumatismes acoustiques remarqués
sont la surdité mais également l'acouphène et
l'hyperacousie, souvent provoqués par l'exposition
régulière et continue à un bruit excessif tel qu'on
peut le rencontrer dans les discothèques, les raves
parties ou encore les concerts de musique amplifiée.
Aussi, certains malades regroupés en association
demandent-ils qu'un certain nombre de mesures soient
rapidement prises afin d'alerter l'opinion publique sur
les ravages du bruit. Ils souhaitent la mise en place de
campagnes nationales de prévention notamment auprès des
jeunes, le respect de la sonorisation de lieux publics et
enfin la reconnaissance comme handicap de l'acouphène et
de l'hyperacousie.
Question Ecrite de M. Pierre-Christophe BAGUET,
député UDF des Hauts-de-Seine
à Monsieur Jean François MATTEI, ministre de la Santé
Question
publiée au Journal Officiel le 04/11/2002 :
Monsieur Pierre-Christophe BAGUET attire l'attention de
Monsieur le ministre de la santé, de la famille et des
personnes handicapées sur les troubles de l'audition
chez les Français. En effet, certaines pratiques de
loisirs, exercées notamment par les jeunes dans les
discothèques, les raves parties ou les concerts de
musique amplifiée, sont extrêmement préjudiciables
pour l'ouïe. La surdité n'est pas le seul risque
encouru puisque les acouphènes et l'hyperacousie,
provoqués par l'exposition régulière et continue à un
bruit excessif, surviennent fréquemment lors de ces
pratiques. Ces troubles peuvent avoir des conséquences
psycho-sociales dramatiques. C'est pourquoi, il lui
demande si des campagnes nationales de prévention sont
prévues, par exemple à l'occasion de la journée
Nationale de l'Audition et quelles sont les mesures
envisagées pour le respect de la sonorisation dans les
lieux publics. Enfin, il lui demande s'il prévoit la
reconnaissance de l'acouphène et de l'hyperacousie comme
handicap reconnu par la COTOREP.
Réponse de M. MATTÉI, ministre de la santé, de
la famille
et des personnes handicapées, à la question de M.
GOULARD.
Réponse
publiée au JO le : 18/11/2002 :
L'évolution importante des techniques de sonorisation et
des pratiques musicales a entraîné une escalade des
niveaux sonores, en particulier dans les lieux
fréquentés par les jeunes. Les auditeurs et spectateurs
y sont exposés à des niveaux qui peuvent s'avérer
dangereux pour leur audition, alors que l'exposition à
de tels risques se limitait, il y a quelques années
encore, au milieu professionnel. Bien qu'il existe de
fortes différences de sensibilité entre les individus
dans ce domaine, les niveaux élevés et la durée
d'écoute prolongée sont les principaux facteurs de
risque. Les troubles de l'oreille qui apparaissent durant
la fréquentation de lieux musicaux, ou après, sont
généralement temporaires, mais les pertes auditives
sont parfois définitives ; elles ont alors des
conséquences d'autant plus graves en matière sanitaire,
sociale et économique, que les personnes atteintes sont
jeunes. Des études récentes ont mis en évidence
l'existence d'un déficit auditif pathologique pour 10 %
en moyenne de plusieurs milliers de lycéens examinés.
Le ministère chargé de la santé a déjà pris des
mesures réglementaires pour limiter le niveau sonore des
baladeurs et a introduit, dans la réglementation parue
fin 1998 sur les lieux musicaux, une limitation du niveau
sonore à l'intérieur de ces établissements, en
attendant qu'une réglementation générale, préparée
spécialement pour protéger l'audition vis-à-vis des
sons amplifiés, puisse paraître. De plus, une attention
particulière est portée aux personnes souffrant
d'acouphènes ou d'hyperacousie et ces problèmes peuvent
actuellement être pris en compte comme éléments
majorants pour la fixation du taux d'incapacité dans le
cadre du guide barème, qui tient compte de
l'interactivité des déficiences, incapacités et
désavantages. Conscient de la nécessité d'informer
largement sur les risques auditifs, le ministère chargé
de la santé et les directions départementales des
affaires sanitaires et sociales ont déjà édité et
diffusé de nombreux documents, tels que brochures,
dépliants, CD-Rom, et s'associent à de nombreuses
actions de communication. Une campagne nationale
d'information est envisagée auprès des éducateurs, des
professionnels du son et des loisirs musicaux, du grand
public et notamment des jeunes.
Nhésitez pas à
contacter votre député pour le prier dintervenir
auprès de M. MATTÉI !
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