FRANCE ACOUPHÈNES

Lettre sur les dommages otologiques provoqués par le déploiement des airbags

Faites un copier-coller de la lettre ci-dessous, et envoyez-la aux revues automobiles, à votre compagnie d’assurances, à votre mutuelle, à vos médias d’information préférés (quotidiens, hebdomadaires, mensuels, chaînes de radio et télévision), et aux autres


Date :


Madame/Monsieur (votre nom) : …………………………….
Adresse (votre adresse) : ……………………………………………………………………………
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à (votre correspondant) : …………………………….



Objet : dommages otologiques provoqués par le déploiement des airbags.




Madame, Monsieur,



Si les airbags réduisent la gravité des blessures liées aux accidents de voitures, ils sont en revanche à l’origine de nouveaux types de lésions. On a ainsi pu mesurer (in Mcfeely WJ et coll. Otolaryngology Head and Neck Surgery 1999, Vol 121, p.363-373) que sur vingt patients ayant subi des lésions otologiques dues au déploiement des airbags :

52 % des victimes présentent une perte auditive,
85 % souffrent d’acouphènes,
50% manifestent une altération des mécanismes de l’équilibre
20 % d’entre elles présentent une perforation tympanique.

Ainsi, il semblerait que les airbags ne soient pas uniquement les gentils anges gardiens des conducteurs et de leurs passagers tels que la publicité des constructeurs nous les présentent : ils peuvent induire une grande variété de lésions otologiques et être à l’origine de séquelles irréversibles !

Voici le témoignage (in La Revue de France Acouphènes, n° 33, juillet 2001, récit intitulé : « Airbags, où comment la sécurité se paie au prix fort de l’acouphène ») d’une personne qui a subi de telles lésions otologiques au cours d’un accident avec déploiement d’airbag :

« Rambouillet, 18 mai 2001, 3 h du matin, carrefour route de Chevreuse/route du Vieil Orme. Un véhicule grille le feu rouge à vive allure et percute violemment notre Passat TDI par le côté droit. J’occupais précisément la place du passager. Mes deux airbags (ventral et latéral) se sont déclenchés immédiatement, avec un bruit effroyable dont je garde encore le souvenir. Ils m’ont complètement immobilisée, puis se sont rapidement dégonflés, en libérant une fumée irritante qui m’a d’abord fait penser que la voiture prenait feu ! On a dû me sortir par l’arrière du véhicule. J’ai été rapidement conduit aux urgences. Douleurs à la poitrine et aux cervicales. Dans les heures qui ont suivi, sensation de choc sur la tête, vertiges, et surtout un vrombissement fort et continu dans les oreilles. L’ORL m’a donné du Lectil 16mg, 3c/j. Depuis, les vertiges ont cessé, le vrombissement a diminué, mais un sifflement très aigu est apparu. Aucun son (radio, télé) ne le couvre : quand je monte le son, l’acouphène augmente en parallèle. Je ne peux plus écouter de la musique au casque. Depuis quelques jours, je prends du Noctran, car l’acouphène me réveille plusieurs fois par nuit, et j’ai de plus en plus de difficultés à retrouver le sommeil »

Sur la notice d’emploi de la Citroën Xantia, on peut lire l’avertissement suivant au sujet des airbags et des prétensionneurs de ceintures de sécurité :

Le déclenchement du (ou des) coussin(s) gonflable(s) s’accompagne d’un léger dégagement de fumée inoffensive, et d’un bruit, tous deux dus à la détonation de la cartouche pyrotechnique intégrée au système. Cette fumée n’est pas toxique mais peut se révéler irritante pour les personnes atteintes de troubles respiratoires. […] Le bruit de la détonation peut entraîner pendant un bref laps de temps une légère diminution de la capacité auditive. […]

Si les personnes « atteintes de troubles respiratoires » sont normalement mises en garde, rien en revanche pour prévenir d’un traumatisme acoustique ! Or l’explosion de la cartouche pyrotechnique s’accompagne d’un bruit qui pourrait atteindre, voire dépasser, les 150 dB ! L’activation/désactivation de l’ airbag passager est laissée à la discrétion du conducteur ou de son passager. En revanche, la désactivation de l’airbag conducteur n’est possible que par une intervention technique spécifique. Les constructeurs, peu conscients de la réalité des traumatismes acoustiques générés par ce système, refusent cette désactivation, en avançant des arguments de sécurité…



En vous remerciant de l’attention que vous avez bien voulu porter à ces informations, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.




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